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12- « La saint Barthélemy »

 

 

Nous voici arrivé dans une période assez mouvementée. Dans ces temps troubles, je ne me suis pas aventuré, craignant une méprise fatale.  La guerre des religions en France apparue entre le roi Charles IX et les protestants conduit par Coligny.   L’intolérance religieuse est de mise, les intrigues de palais se profilaient à chaque réunion, il faut dire que Catherine de Médicis était dans son élément pour protéger ses fils.

 

Déjà en 1560, La  Renaudie, gentilhomme protestant, réunit en Bretagne, des réformés désirant se rendre à Blois pour voir le roi, afin de lui demander la liberté de pratiquer leur culte. Peut-être arriveront-ils à mettre la main sur les Guise adversaires acharnés des Huguenots. La cour quitte Blois et se réfugie à Amboise. Les conjurés y sont arrêtés au fur et à mesure de leur arrivée, certains sont tués dans les forêts des alentours par des arquebusiers dépêchés par le roi, d’autres sont pendus au grand  balcon du château, La Renaudie est tué. Ces protestants étaient venus dans un esprit de conciliation, et se sont retrouvés devant un acharnement démesuré. Des corps décapités ou écartelés flottaient dans la Loire. C’est ce que l’on a appelé la conjuration d’Amboise

 

En 1562, comme dans toute la France, au mois d’avril, Tours fut envahi par une bande de protestants visitant les églises, les couvents et les châteaux, s’adonnant au pillage de ces lieux. Le trésor de saint Martin fut détruit, les ors fondus en lingots.

 

En 1572 au mois d’août le 18 pour être exact, fut célébré le mariage de Marguerite de Valois, fille du duc de Guise, avec Henry roi de Navarre ( futur Henry IV ) et Huguenot. Catherine de Médicis réussit à convaincre le roi son fils qu’un complot était fomenté contre les catholiques. Celui-ci avec son frère Henry ( futur Henry III ) et le Duc de Guise dit le balafré, décidèrent le massacre des réformés. Les détails de la tuerie étant réglés ce fut fait à Paris le 24 août 1572 le jour où l’on fête saint Barthélemy, Coligny et plus de 3000 conjurés ont été tués. Les grandes villes en France ont subit le même traitement et ceci jusqu’au début octobre. La ville de Tours échappa au massacre mais par la suite subit des réprimandes consécutives à la lutte de la ligue et du roi de France.

Le roi de Navarre et le prince de Condé, huguenot de naissance rapidement convertis au catholicisme ont échappé au massacre.

 

À la mort de Charles IX en 1574, son frère Henry devint roi sous le nom d’Henry III. Il épousa Louise de Lorraine en février 1575. Roi cultivé, intelligent mais ses indécisions ne le rendent pas apte à diriger le royaume. Il passe son temps avec ses mignons. Malgré tout à Blois, il dicte une ordonnance et en 1582 adopte le calendrier grégorien.

 

Le 23 décembre 1588 le roi demande au duc de Guise et à son frère le Cardinal de Guise, de venir au conseil pour communications importantes. Lorsque le duc franchi le corridor menant à la salle du conseil, des hommes armés de poignards surgirent de derrière les tentures et le frappèrent à mort. Deux jours plus tard ce fut le cardinal qui subit le même sort. Leurs cendres furent jetées au vent pour effacer à jamais leur mémoire. Charles, le fils du balafré, devenu à 17 ans le nouveau duc de Guise, fut enfermé au château de Tours. 

Le roi, divisé par la famille de Navarre pro-protestant et les Guise, n’est pas le bienvenu à Paris, il se réfugie à Tours, Le 17 février 1589, il y transfère le parlement de Paris et la cour des comptes, le premier jour d’août il fut assassiné par le Dominicain Jacques Clément. N’ayant pas d’héritier ce fut Henry de Navarre qui prit la succession sous le nom d’Henry IV, celui-ci fit une entrée triomphale dans Tours le 21 novembre de la même année.

 

 

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