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Charles VII
Le dauphin Charles devenu
roi de France après son couronnement à Reims s’occupa des affaires de
Pendant la guerre de cent ans, les hommes se
déplaçant au rythme des batailles laissant leurs épouses seules, il est un fait
notoire de cette époque que les bâtards faisaient légion. Si je fais une petite
incartade dans mon récit, c’est que le roi Charles avait lui aussi des
aventures amoureuses. Agnès Sorel a été la plus reconnue d’entre toutes.
Née en Touraine,
peut-être à Fromenteau vers 1410, (aucun document certifie le lieu ni la date),
elle est la fille de Jean Seaureau ou Sorel et de Catherine Maignelais. Jean
est écuyer et seigneur de Coudun, Catherine châtelaine de Verneuil en
Bourbonnais, familles très connues en picardie. Agnès se rendra au service de
la reine de Sicile, Isabelle de Lorraine puis de septembre à octobre 1435 à la
cour du roi. Elle eut avec Charles quatre filles : Charlotte, Marie,
Jeanne la quatrième n’a pas survécue. Elle habitait très souvent au château de
Loches.
En
1436, le lundi 25 juin, Charles maria son fils Louis le dauphin avec Marguerite
d’Écosse au château de Tours en présence de la reine, du Duc de Berry, de
Charles d’Anjou et de l’ambassadeur d’Écosse. D’autres grands seigneurs étaient
également présents. Une grande fête fut donnée sur les rives de
Quelques
temps après, les fils du roi, Jacques et Philippe moururent. Le roi est très
affecté par ces disparitions mais il fut consolé par la reine qui donna le jour
à trois filles, Jeanne, Marie et Madeleine.
Pendant
ce temps dans les campagnes, le peuple est mécontent, privé de protection comme
dans les villes fortifiées par des remparts ou protégées par des troupes en
stationnement. Malgré cela ces troupes
se plaignaient de toute part de leur situation, les conflits avec les Anglais
devenaient plus rares, ils n’étaient pas payés et on leurs demandait de faire
les moissons, de s’occuper des bêtes, pour des gens d’armes c’était un comble
et ceux-ci ressentaient une vexation. La population subissait des
« pilleries ». Les Tourangeaux envoyèrent des plaintes à Charles. Le
bailli de Touraine, Baudouin de Tucé capitaine de Tours, dépêcha un messager au
roi qui se trouvait à ce moment à Saint-Jean- d’Angely. Le « Bastart de
Harcourt », le « Bastart de Beaumenoir », le « Bastart de
Sorbière » et d’autres capitaines faisaient beaucoup de difficulté aux
lieux qu’ils occupaient : Vençay, Véretz, Larçay, Bléré entre autre. Le
roi donna ordre d’éloigner ces troupes ; le chevalier Philibert de Bercy
commanda à ces capitaines de s’éloigner hors du pays de Touraine, Sorbière qui
était à Azay ne tint pas compte des ordres et malgré une lettre de la reine,
s’avança prés de Saint-Avertin (Vençay), il en a été délogé quelques temps
après.
L’argent
étant le nerf de la guerre, Charles VII réunit à Tours les états de province,
qui votèrent une subvention de
L'année
1450 vit le décès d’Agnès Sorel près de l’abbaye de Jumièges. Elle fut enterrée
dans la collégiale de Loches. Par la suite, on voit Jean Dunois, le
« Bastart d’Orléans », acheter Chateaurenault, Jean de Bueil nommé
grand amiral, la tenue des Grands-Jours à Tours, la réception des ambassadeurs
de Savoie et de Pologne, le mariage de Madeleine de France avec Gaston de Foix.
Il
faut noter que les arts ne sont pas absents de Touraine. Jehan Foucquet
l’illustre miniaturiste, peintre préféré de Charles VII, nous laisse de
nombreuses enluminures que l’on peut voir encore de nos jours. Il faut aussi
parler de Louis d’Orléans, poète à ses heures, il a laissé quelques œuvres sans
prétention mais qui ont le mérite d’exister. Il est surtout connu pour avoir
eut un fils, Louis, qui deviendra Louis XII à la mort de Charles VIII.
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